Intervention de Benjamin ROBINE à l’Ecole Nationale de la Magistrature (ENM)

Benjamin Robine est intervenu à l’Ecole nationale de la Magistrature dans le cadre de la formation continue des magistrats.

Cette formation a porté notamment sur la valeur locative ainsi que sur les enjeux liés à l’indemnité d’éviction.

Les temps d’échanges entre magistrats et experts sont précieux pour mieux répondre aux préoccupations des acteurs du procès, et contribuer à produire des expertises efficaces et utiles à la décision, au service de la justice et des justiciables.

Une matinée riche d’échanges et de partage d’expériences avec un plaisir renouvelé.

Intervention de Benjamin ROBINE – Vacance locative et loyers sous tension: les défis du commerce, Conférence RICS

Benjamin Robine aura le plaisir d’intervenir ce 12 février lors de la Conférence de la Commission Commerce de la RICS sur les “Nouveaux défis du commerce”.

Taux de vacance, pression sur les loyers, évolution des modèles économiques face au e-commerce et à l’IA… le marché du commerce de détail connaît une transformation majeure.

La Commission Commerce de la RICS en France, présidée par Patrick Colomer, vous invite à rejoindre cette conférence animée par plusieurs intervenants :

🗓️ 12 février – 8h30 à 10h

📍 Chez Jeantet – avocats – 11 rue de Galilée, 75016 Paris

Intervention de Benjamin ROBINE - Vacance locative et loyers sous tension: les défis du commerce, Conférence RIC

Intervention de Benjamin ROBINE – Vacance locative et loyers sous tension: les défis du commerce, Conférence RIC

Intervention de Benjamin ROBINE – Sous commission des baux du barreau de Paris

Benjamin ROBINE aura le plaisir d’intervenir ce 20 janvier lors de la Sous-commission des baux du barreau de Paris au sujet de la la  » Révision du loyer devant le Juge des Loyers Commerciaux » – L’actualité annuelle des baux commerciaux.


Le 20 janvier 2026, de 18h à 20h30 en visioconférence, en partenariat avec la formation professionnelle de l’Orde des Avocats du Barreau de Paris.

Afin de vous permettre de vous inscrire, vous trouverez ci-après le lien de la formation : https://www.avocatparis.org/agenda-des-formations/lactualite-annuelle-des-baux-commerciaux

Un grand merci à Maître Gilles Hittinger-Roux pour l’organisation de la Sous-commission et son accueil chaleureux.

Conflits en Iran et au Moyen-Orient : l’hôtellerie parisienne déjà impactée ?

Alors qu’il est encore prématuré de mesurer pleinement les effets durables de la situation sécuritaire en Iran et au Moyen-Orient sur laa fréquentation touristique, certains signaux apparaissent déjà dans les indicateurs hôteliers parisiens.

Premières observations sur la fréquentation

Les premières observations montrent en effet un recul sensible des performances dès le début du mois de mars 2026, dans le sillage des premières interventions américaines du 28 février.

Selon les données relevées, la première semaine de mars révèle une baisse marquée du RevPAR par rapport à 2025, de l’ordre de -19 % pour les hôtels 3 étoiles et -12 % pour les hôtels 4 étoiles.

Ce mouvement est d’autant plus notable que le début de l’année 2026 s’inscrivait jusqu’alors dans une dynamique favorable.

Il convient naturellement de rester prudent. Une semaine ne peut suffire à caractériser une tendance structurelle. Les arbitrages des clientèles internationales, les annulations de déplacements, la contraction du tourisme long-courrier ou encore l’attentisme des acteurs économiques peuvent produire des effets immédiats, mais parfois temporaires.

C’est pourquoi une actualisation des performances à la fin du mois de mars sera éclairante pour distinguer un simple décrochage conjoncturel d’un véritable retournement.

Des performances hôtelières sensibles aux facteurs géopolitiques internationaux

Au-delà des chiffres, cette séquence met en lumière une réalité bien connue des investisseurs, exploitants et experts : l’économie hôtelière est particulièrement sensible à l’environnement international.

Après la période de reprise post-Covid, marquée par une forte résilience du secteur, le contexte actuel rappelle que la performance hôtelière ne dépend pas uniquement des fondamentaux locaux. Elle est aussi tributaire de facteurs exogènes : stabilité géopolitique, confiance des voyageurs, visibilité économique et perception du risque.

Pour les professionnels de l’immobilier hôtelier, cette situation appelle donc à une vigilance renforcée. Observer les indicateurs d’exploitation sur une tendance longue et analyser la capacité de résistance des actifs sont indispensables, de surcroît dans un marché où la valeur repose largement sur la performance.

L’actualité géopolitique rappelle, une nouvelle fois, à quel point l’hôtellerie parisienne demeure exposée aux événements internationaux.




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Performances hôtelières parisiennes – 2017 à 2022

La reprise est belle et bien amorcée pour l’hôtellerie parisienne qui affiche des résultats comparables voire supérieurs à 2019 pourtant considérée comme une année de référence : TO, PMC, REVPAR, les indicateurs sont au vert.

Et selon L’Institut Paris Région les réservations hôtelières sur le premier trimestre s’annoncent favorables !

  • Janvier 2023 vs 2022 : + 87 %
  • Février 2023 vs 2022 : + 71 %
  • Mars 2023 vs 2022 : + 111 %

Téléchargeable ici

Quels motifs de déplafonnement des loyers jugés à Paris depuis 10 ans ?

Selon près de 500 jugements rendus à Paris depuis 2010, il est frappant d’observer que plus d’un tiers des décisions concernent des déplafonnements visant une durée effective du bail supérieure à 12 ans.

S’il s’agit parfois d’une stratégie permettant la fixation du loyer du bail renouvelé à la valeur locative (bailleur), ces graphiques peuvent également illustrer l’absence de suivi de la durée contractuelle par les parties et notamment par celle qui pouvait avoir un intérêt à se voir appliquer le mécanisme de plafonnement du loyer de l’article L145-34 du Code de Commerce ainsi que le lissage (preneur).

La pole position des motifs :

1) Durée effective supérieure à 12 ans
2) Valeur locative inférieure au loyer plafonné
3) Facteurs locaux de commercialité
4) Usage exclusif de bureaux
5) Caractéristiques des locaux
6) Indexation supérieure à 25% (art.L145-39 du C.com)
7) Destination contractuelle au cours du bail
8) Durée contractuelle supérieure à 9 ans
9) Déplafonnement contractuel
10) Activité assimilée à une activité de bureaux
11) Monovalence des locaux
12) Obligations respectives des parties

PLU Bioclimatique – Focus sur le projet de révision du PLU de la Ville de Paris

PLU BIOCLIMATIQUE – Focus sur le projet de révision du PLU de la Ville de Paris par Benjamin ROBINE à retrouver dans Carré d’Experts de la Lettre M2 de janvier.

Depuis décembre 2020, le Plan Local d’Urbanisme de Paris fait l’objet d’une procédure de révision vers un PLU bioclimatique (PLUb), dont la prise d’effet est prévue mi-2024. Sa conception, résolument en faveur du logement, aura des répercussions sur les autres marchés immobiliers, notamment celui du tertiaire.

En résumé, de la transformation des bureaux en logements à l’imposition de logements dans les bureaux, il n’y a qu’un pas.

1 – Le constat

Le diagnostic territorial a pointé les difficultés d’accès au logement, étant rappelé que la population parisienne résidente décroit de façon continue depuis 2013. Il met également en exergue les déséquilibres territoriaux entre quartiers tertiaires et quartiers résidentiels.
Le parc de logement social a été porté de 13 % en 2001 à 23 % en 2022.

2 – Les objectifs

La Ville de Paris veut stabiliser la population parisienne et offrir un logement décent et abordable à chacun. Elle ambitionne de porter le parc de logement social de 23 % en 2022 à 30 % à l’horizon 2035.

3 – Les moyens

Afin d’atteindre l’objectif de 30 %, le PLUb prévoit plusieurs mesures visant à permettre la création de logements sociaux. Zoom sur les trois plus significatives :

  • Dans le secteur de « développement de l’habitation » (anciennement appelé « protection de l’habitation »), toute opération de construction, restructuration lourde ou changement de destination, au-delà d’une certaine surface de plancher, ferait l’objet d’une servitude de mixité fonctionnelle. En d’autres termes, pour les opérations d’une certaine envergure, la Ville de Paris pourrait imposer une part minimale d’habitation.

  • Dans le secteur de déficit en logement social, l’obligation pour tout programme de logement de plus de 800 m2 SdP pourrait évoluer avec un abaissement du seuil de 800 m2 et une augmentation du pourcentage de 30 % de logements sociaux.

  • Le PLUb prévoit l’inscription d’emplacements réservés sur des parcelles correspondant à des immeubles en monopropriété aujourd’hui à usage tertiaire. L’emplacement réservé comporterait un pourcentage minimal de logements à réaliser, ainsi qu’un pourcentage minimal de logements sociaux et de logements intermédiaires. Alors même que le projet mêle indistinctement bâtiments anciens et bâtiments rénovés, tout projet de travaux devrait donc être réalisé en conformité avec les nouvelles prescriptions particulières de création de logement.

Afin d’obtenir l’autorisation d’urbanisme, les porteurs de projet devront identifier les externalités positives dans 3 thématiques distinctes : « Biodiversité et Environnement », « Programmation et Efficacité » et « Mobilités ».

Le projet devra être surperformant par rapport au niveau de base attendu dans le règlement pour un certain nombre de critères (ex : dépassement du seuil de pleine terre, utilisation et récupération des eaux de pluie, dépassement du seuil minimal de logement social…). Ces critères seront labélisés par l’URBASCORE.

4 – Le périmètre

Le PLUb s’appliquera sur la totalité du territoire parisien, à l’exception des secteurs relevant des Plans de Sauvegarde et de Mise en Valeur (PSMV) du Marais et du 7ème arrondissement et, plus accessoirement, au regard du marché immobilier concerné, du Sénat et du Jardin du Luxembourg.

5 – Les incidences

L’orientation volontariste du PLUb en faveur du logement est significative pour l’immobilier tertiaire, dans une époque combinant désir de centralité pour les bureaux et impératif de sobriété environnementale issue du Décret tertiaire.

Elle combat une réalité de marché durable où le prix des bureaux dans les quartiers d’affaires demeure significativement supérieur à celui du logement. La faisabilité des projets, notamment assujettis à des impératifs de mixité fonctionnelle et/ou sociale, dépendra davantage de leur viabilité financière que de l’URBASCORE.

Cristallisant des droits existants, le marché locatif tertiaire pourrait poursuivre sa hausse, en faveur de preneurs aptes à acquitter des niveaux de loyer historiquement élevés et au détriment d’activités moins contributives, pourtant plébiscitées par la Ville.

Au sujet des emplacements réservés, le propriétaire pourra mettre en oeuvre le droit de délaissement pour contraindre la Ville à acheter l’immeuble, sous le contrôle du Juge de l’Expropriation.

Rappelons enfin que la valeur s’apprécie nonobstant la dépréciation résultant de l’emplacement réservé.

Vers une disparition du key money à Paris ?

De moins en moins de transactions en immobilier commercial comptent un key-money à Paris (environ 10 à 20% des transactions). État des lieux rétrospectif de l’évolution du key-money à Paris, chiffres à l’appui d’après notre base de données.

Entre 2007 et 2021, les quartiers centraux sont surreprésentés en matière de key-money (droit au bail ou droit d’entrée) avec 50% ou plus de nouvelles locations avec versement d’un capital d’entrée. A l’inverse, les arrondissements périphériques sont ceux qui connaissent le moins de key-money, avec moins de 30% pour l’Est et entre 35% et 45% pour l’Ouest.

Le volume de transactions avec versement d’un capital d’entrée est en forte diminution depuis 2011 avec une accélération de la baisse à partir de 2016. La proportion de transactions avec versement de capital d’entrée passant de plus de 50% en 2011 à environ 14% en 2021.

Comme les volumes, les montants versés sont de plus en plus réduits en proportion du loyer payé, avec un resserrement à la baisse du ratio capital/loyer réduisant très substantiellement la dispersion des valeurs.

Mots-clés : Droit d’entrée, pas-de-porte, droit au bail, Key-money, prise à bail, commerce, nouvelle location, loyer, valeur locative, Paris

Un automne encourageant pour l’hôtellerie parisienne

Alors que le début de l’année 2021 apparaissait bien sombre au sortir d’un 3ème confinement en mai 2021, l’évolution des performances hôtelières depuis la rentrée de septembre demeure un élément d’espoir important, tant pour les hôtels que pour les commerçants parisiens.

En premier lieu, il apparait que les prix moyens à la chambre peinent à décoller, c’est donc l’importante évolution du taux d’occupation qui constitue un véritable élément de soutien du RevPar.

Il est intéressant d’observer trois secteurs géographiques de Paris accueillant des clientèles différentes, soit :

  • Secteur de Saint-Lazare accueillant une part importante de clientèle d’affaires,
  • Secteur de l’école militaire (côté 7ème) accueillant une clientèle très majoritairement touristique et particulièrement américaine,
  • Secteur du Marais accueillant plutôt une clientèle mixte avec dominance de touristes de diverses provenances,

Sur les deux dernières semaines d’octobre, il est observé une baisse du RevPar moyen d’environ 5% par rapport à cette même semaine de 2019.

Si une forte majorité des sachants anticipaient des durées plus importantes pour l’hôtellerie haut de gamme pour revenir sur ses standards d’avant crise, il apparait que les établissements 4 étoiles demeurent au moins aussi performants en termes de remplissage que les établissements 3 étoiles avec par conséquent des RevPar nettement plus importants (liés à des PMC plus élevés).

In fine, même si les niveaux de 2018-2019 peinent à être retrouvés, cette évolution constitue un motif d’espoir pour l’hôtellerie parisienne. Si la situation sanitaire s’est dégradée sur les deux dernières semaines, Paris a de nouveau fait preuve de son attractivité.

La transformation d’hôtels parisiens en logements

Dans le numéro de mars de la Lettre M², retrouvez un focus sur la transformation d’hôtels parisiens en logement !

« Le thème apparaît à rebours de la tendance observée à Paris, où le nombre de chambres n’a cessé de croître depuis 2010. Une croissance animée par la Ville de Paris qui avait quantifié le déficit 7000 clefs et rappelé la nécessité de moderniser le parc hôtelier existant. »

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