KeyPlans Paris Seine édition 2019/2020

Nous avons le plaisir de vous annoncer la parution du guide des valeurs locatives 2019/2020 édité par le cabinet Paris Seine Immobilier avec la collaboration du cabinet Robine & Associés.

Dans ce guide des rues les plus prisées de la capitale, la valeur de chaque trottoir a été finement étudiée. 

Pour plus d’information : https://www.paris-seine-immobilier.com/

Merci à Michel KESSLER pour cette enrichissante collaboration.

La renaissance de Bouillon Chartier à Montparnasse

À deux pas de notre cabinet, au 59 boulevard Montparnasse (6e arrondissement), le Montparnasse 1900 fait sa mue pour devenir un Bouillon Chartier. Une mue qui est en réalité un retour aux sources.

D’Édouard Chartier au groupe Joulie

L’établissement a en effet été créé en 1903 par Édouard Chartier, en lieu et place d’une ancienne boutique de marchand d’huile. Les frères Frédéric et Camille, du même nom, avaient déjà ouvert le devenu mythique Bouillon Chartier du 7 rue du Faubourg-Montmartre (9e arrondissement) en 1896.

En 1924, et jusqu’en 1977, il devient le Bouillon Rougeot, en référence à son nouveau directeur. Avant d’appartenir au groupe Joulie et de prendre le nom deMontparnasse 1900, l’enseigne s’intitulait leBistrot de la Gare, sous l’égide de Michel Olivier.

« Offrir un repas digne de ce nom à petit prix »

Mais qu’était-ce un Bouillon Chartier ? Une cantine familiale, pour ouvriers. Ils venaient prendre un repas rapide, à prix modeste et de qualité, où ils avaient leurs habitudes et étaient considérés avec respect par le personnel. Et ce afin de les fidéliser. Ainsi, rue du Faubourg-Montmartre, les clients disposaient de leur casier, de leur rond de serviette, et les serveurs étaient vêtus (et aujourd’hui encore) d’un grand tablier blanc Rondin avec poches.

Trois autres Bouillon Chartier ont vu le jour à la même époque : au 142 boulevard Saint-Germain (6e), au 16 rue du Faubourg Saint-Denis (10e) et au 3 rue Racine (6e). Ces établissements sont désormais appelés respectivement le Vagenende, le Restaurant Julien et le Bouillon Racine.

Une salle à manger et un décor intérieur inscrits Monuments Historiques

Le Bouillon Chartier de Montparnasse accueille un décor, avec boiseries et miroirs, réalisés en 1906 dans le style Art Nouveau. Les revêtements en céramique, aux dessins floraux et évoquant des paysages français, sont de la main de Louis Trézel, également décorateur du Bouillon Racine. Ils sont classés Monuments Historiques depuis 1984.

 

Île-de-France : Les grands projets immobiliers en 2019

Tout savoir sur le commerce à Paris avec l’enquête BDRues 2018

En novembre dernier est parue l’enquête BDRues, sous l’égide de l’Atelier parisien d’urbanisme (APUR), en partenariat avec la Direction de l’Attractivité et de l’Emploi de la Ville de Paris et la Chambre de Commerce et d’Industrie départementale de Paris.

Elle s’étend désormais à 84 artères parisiennes, contre 56 auparavant, ce qui représente près de 20 % des commerces en pied d’immeuble.

QUELQUES CHIFFRES CLÉS DE L’ENQUÊTE BDRues 2018

  • 6,6 % de locaux vacants
  • 2 100 mouvements entre 2017 et 2018, correspondant pour ⅔ à des changements d’activité
  • 35 % des commerces en pied d’immeuble font partie d’un réseau d’enseigne
  • – 3 % du nombre de boutiques de décoration
  • 31 % de commerces alimentaires sur les tronçons bénéficiant de la protection artisanale
  • 20 % de commerces liés à la restauration ou à l’hôtellerie
  • – 4,8 % du nombre de commerces d’équipement de la personne
  • + 2,4 % du nombre d’établissements liés à la santé et à la beauté

Les représentations graphiques et tableaux statistiques parsèment intelligemment l’étude, et constituent des aides quotidiennes pour tous ceux – experts, conseils, investisseurs, utilisateurs – qui s’intéressent aux mutations annuelles du commerce parisien. Surface commerciale, mouvements d’activité et d’enseigne, vacance, évolutions des secteurs d’activités, réseaux commerciaux, voies protégées au titre de l’artisanat font l’objet en particulier d’un suivi détaillé.

Vous apprécierez également les zooms sur 5 artères commerciales parmi les 15 plus dynamiques de l’enquête. Leur structure commerciale depuis 2003 et les cartographies permettent de visualiser aisément les types de commerces, leur taille ainsi que les éventuels changements/créations d’activité ou d’enseigne.

Retrouvez l’étude de l’Apur ici

Crédit : Noun Project : Ramesha, Guilherme Furtado, Abdul Wahhad, Icon Lauk

Crise sanitaire : bombe à retardement sur le commerce Parisien ?

L’essentiel : Le chiffre d’affaires des commerces Parisiens a diminué de 21% contre 1% en moyenne sur toute la France. Néanmoins, le stock des entreprises actives (inscrites au RCS) est en hausse de 5,6% et le nombre de jugements d’ouverture de liquidations judiciaires a diminué de 12% sur le 1er trimestre. Signe que les fermetures massives n’ont pas (encore) eu lieu. Une bombe à retardement est-elle à craindre ?

Les fédérations de commerçants dont la FACAP alertent sur la situation des commerces Parisiens. Dans sa dernière étude, la Fédération des Associations des Commerçants et Artisans Parisiens (FACAP) indique quele chiffre d’affaires entre juin 2019 et juin 2021 des commerces Parisiens a diminué de près de 21% contre -1% en moyenne en France. De fortes disparités sont cependant observées à Paris. Avec une reprise économique erratique pour les quartiers touristiques (Champs-Élysées -39% ; Haussmann -33% ; Franc-Bourgeois-Marais -24%) ainsi que pour les quartiers mixtes / tertiaires (Les Quatre-Temps – 28%).

Néanmoins, cette baisse du chiffre d’affaires ne semble pas s’accompagner de fermetures massives comme annoncé. En effet, le baromètre du Tribunal de Commerce de Paris (1er trimestre 2021) nous apprend que :

  • Le stock des entreprises actives est en hausse de 5,6% par rapport au 1er trimestre 2020,
  • Les immatriculations au RCS de Paris sont en hausse de 28% (en glissement annuel),
  • Le nombre de jugements d’ouverture de liquidations judiciaires a diminué de 12%.

En ce qui concerne les secteurs d’activité des entreprises historiquement immatriculées, la part des :

  • Hôtels et restaurants a diminué de 1 point (passant de 5% en 2020 à 4% en 2021),
  • Commerces de gros et de détail est stable (12%),
  • Activités financières a augmenté de 5 points (passant de 10% en 2020 à 15 % en 2021).

Dès lors, le baromètre du TC de Paris ne démontre pas une fermeture massive des commerces Parisiens ni une modification profonde des secteurs d’activités des entreprises immatriculées.

Pourtant, nous observons dorénavant dans certaines grandes artères commerçantes Parisiennes (rue de Rennes, rue de Rivoli ou encore Haussmann par exemple) des commerces fermés et/ou à louer. C’est pourquoi dans un contexte où certaines entreprises sont sous perfusion économique, il est difficile d’exclure que de nombreux magasins ne ferment dans les mois à venir. Lundi 30 août 2021, Bercy a tracé la fin du fonds de solidarité, pilier du « quoi qu’il en coûte ». Il est donc probable que les premiers chiffres de mi-septembre permettent de mesurer réellement l’impact de la crise sanitaire sur les commerces Parisiens.

Encadrement des loyers à Paris : Impact mesuré

De nouveau en vigueur depuis le 1er juillet 2019, les premiers retours concernant l’encadrement des loyers dans la capitale semblent pour le moment peu concluants. D’après une étude du Parisien, au moins 40% des 800 annonces étudiées ne respecteraient pas cet encadrement des loyers.

Quand la majorité des professionnels de l’immobilier (gestionnaires et administrateurs de biens) ne peuvent porter le risque d’une non-conformité des loyers du parc immobilier de leurs mandants (risque d’une amende délivrée par préfet de 5 000 € pour les personnes physiques et 15 000€ pour les personnes morales) et préfèrent assumer une baisse de rentabilité des biens en gestion, la réflexion des particuliers semble être toute autre dans un marché toujours aussi tendu.

L’impact de l’encadrement sur les revenus locatifs entraine des baisses supérieures à 40% pour certains biens. Ces baisses semblent suffisamment importantes pour entrainer des particuliers bailleurs à prendre le risque d’une non-conformité ou à justifier le déplafonnement du loyer pour « caractéristiques exceptionnelles de l’appartement ».

De plus, le vide juridique concernant ledit déplafonnement du loyer ne permet pas aux locataires une garantie totale d’obtenir raison auprès de la commission de conciliation : les idées allant bon train avec parfois « une proximité avec le métro » comme caractéristique exceptionnelle.

La prise en compte et l’application de cet encadrement dans l’évaluation des valeurs locatives comme des valeurs vénales est une nécessité pour les experts, lesquels doivent se conformer à la règlementation en vigueur.

L’impact sur les taux de rendements semble être pour le moment nul avec une tendance encore baissière.

Reste à savoir quelle va devenir la logique des investisseurs dans un marché où les rendements n’ont jamais été aussi proches du taux de l’inflation. »

Crédit image : Le Parisien

Résumé de la politique de confidentialité

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous fournir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre les sections du site que vous trouvez les plus intéressantes et utiles.