En continu : fil rouge sur les loyers commerciaux

17 avril 2020 :

  • Le groupe FREY lance un fonds d’accompagnement de 15 millions d’euros pour neutraliser le poids du loyer de ses locataire sur la période de crise sanitaire. 

  • CEETRUS FRANCE (filiale du groupe Auchan) poursuit sa logique d’exonération des loyers depuis le 15 mars 2020, reconduit ce jour jusqu’au 15 mai 2020, à l’exception des magasins ouverts. Étant précisé que les charges liées aux coûts d’ouverture, qui concernent 100% des sites de la foncière pour maintenir l’accès aux alimentaires, pharmacies et commerces essentiels restent dues par l’ensemble de ses locataires.

  • La Compagnie de Phalsbourg, par la voix de son Président-Fondateur, Philippe JOURNO, a annoncé la prolongation de l’annulation des loyers jusqu’au 11 mai 2020, et cela jusqu’à la réouverture pour les restaurants et lieux de spectacle dont la compagnie est propriétaire.

9 & 10 avril 2020 :

  • SNCF Gares et Connexions renonce aux loyers de plus de 1 500 commerces dans ses gares,

  • Le Conseil National des centres Commerciaux (CNCC), renouvelle ses recommandations et conseille à ses membres d’étaler les loyers pour les petits commerces durant la crise.

28 & 29 mars 2020 :

  • Les enseignes ADIDAS et H&M notamment ont annoncé l’arrêt du paiement des loyers pour leurs magasins fermés en Allemagne.

21 & 25 mars 2020:

  • Associations et fédérations du commerce, dont PROCOS et l’UNPI demandent aux bailleurs et notamment les plus grands d’entre eux d’annuler loyers et charges durant la période de confinement pour les commerces fermés, et aménager les loyers pour les entreprises ayant pu ouvrir mais réalisant des chiffres d’affaires faibles.

16 & 17 mars 2020 : 

  • La compagnie de Phalsbourg puis CEETRUS annoncent la suspension du règlement des loyers et charges ainsi que l’annulation de ces derniers entre le 15 mars 2020 et le 15 avril 2020.

Etude des flux en période de confinement

L’entreprise GOOGLE, souvent décriée pour sa collecte et son usage des données de géolocalisation de nos smartphones, a publié un rapport de mobilité des populations, lié au Covid-19 dans 131 pays du monde. Ces données sont habituellement utilisées dans Google Maps afin d’afficher la fréquentation d’un commerce heure par heure et apprécier les périodes creuses et celles particulièrement fréquentées.

Quelles sont les données publiées ?

Il est possible de visualiser, par régions et par typologie de lieux (Commerces de détails et loisirs, Alimentations et pharmacies, Parcs et jardins, Gares et lieux de transit, Bureaux et Logements), l’évolution générale de la fréquentation au 29 mars 2020 par rapport à la situation mi-février, soit un mois avant la mise en place du confinement.

Que révèlent ces données ?

L’effet du confinement est indéniable, nous relevons un effondrement généralisé de la fréquentation des lieux recevant du public sans être indispensables à la vie du pays (cafés, restaurants, cinéma, discothèques, coiffeurs…) en France. Ainsi la fréquentation des commerces de détails et loisirs (dont cafés et restaurants) a chuté de 88% en France, les gares et lieux de transit de 87%, ou encore une baisse de 56% de présence sur son lieu de travail. Ces données varient d’une région à l’autre, mais sont sensiblement identiques.

Dans le détail, nous observons ici les phénomènes constatés par tous, à savoir un pic de fréquentation juste avant le confinement dans les pharmacies (achats de masques et gels hydro-alcoolique) ainsi que dans les supermarchés (constitution d’un stock de nourriture et papier toilettes). Et à l’inverse, un confinement dans les logements ainsi que la mise en place massive du télétravail.


Variation journalière de la fréquentation entre mi-février 2020 et le 29 mars 2020 En Île-de-France :


 Début du confinement

Source: Google COVID-19 Community Mobility Report

Variation globale de la fréquentation entre mi-février 2020 et le 29 mars 2020 :

Source: Google COVID-19 Community Mobility Report

Ces données anonymisées et globalisées par région et par typologies de lieux permettent d’apprécier l’ampleur de la crise que nous vivons actuellement, et notamment l’impact pour les commerces dits non essentiels. Elles sont cependant d’une utilité limitée dans la mesure où la globalisation de ces données ne permet pas une analyse fine par nature de commerce, par commune ou encore par CSP. Ces données confortent notre conviction que le mesurage des flux doit être un outil utilisable et utilisé par les professionnels de l’immobilier. La quantité des flux et leur appréciation qualitative sont source d’enseignements pour l’appréciation de la valeur locative et de la capacité contributive des différents types de commerce. Leur étude locale est également de nature à permettre une étude étayée des facteurs locaux de commercialité.

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