Data center : un actif prometteur aux enjeux multiples

Un data center ou centre de données consiste en un groupe de serveurs informatiques en réseau utilisé pour le stockage, le traitement et la distribution à distance de grandes quantités de données via un accès internet.

Dans notre société de plus en plus dématérialisée et interconnectée, beaucoup de nos données passent par ces data centers pour nos actions quotidiennes : intelligence artificielle, voiture autonome, smart home, smart city etc. D’ici à 2025 et le déploiement de la 5G, l’ensemble des données mondiales devrait être multiplié par 6, d’où un marché nécessairement prometteur.   

Ces dernières années, des problématiques liées à l’immobilier et le foncier ont émergé pour cette classe d’actif. L’enjeu majeur des data centers est de se déployer au cœur des agglomérations. En effet, ces derniers doivent bénéficier d’un raccordement électrique efficient, tout comme ils doivent pouvoir se raccorder à une multitude d’opérateurs télécom pour bénéficier d’une connectivité de qualité grâce à un raccordement par fibre optique de bonne capacité. Plus le maillage de connexions est dense, plus la connexion est rapide. La proximité permet également de diminuer les délais d’intervention en cas de panne. De même, pour que la 5G fonctionne bien, elle a besoin de relais efficaces au cœur des zones urbaines.

Outre ces exigences d’implantation, de nombreuses contraintes pèsent sur cette activité qui ne peut se satisfaire d’un entrepôt classique. Les data centers sont dépendants du régime des ICPE, l’activité nécessite d’obtenir des agréments et ils ne peuvent être implantés dans une zone soumise à des risques naturels. L’ensemble des équipements (électricité, réseaux, climatisation, sécurité…) constitutifs de la qualité d’un data center est très coûteux et représente une valeur de construction jusqu’à 20 fois supérieure à celle d’un entrepôt classique. Précisons toutefois que les équipements représentent 80 % de la facture. Ceux-ci visent notamment à assurer la redondance des équipements, indispensable au fonctionnement continu des serveurs.

En conséquence, la concurrence est rude dans les centres villes entre data centers et entrepôts logistiques pour acquérir des locaux transformables ou des terrains. Il devient ainsi difficile d’entreprendre un éventuel déménagement, ce qui sécurise l’investissement pour les investisseurs mais obligera à verser une indemnité conséquente en cas d’éviction pour les actifs non détenus en propre.

De plus en plus énergivore, le prochain défi de taille sera de réduire les dégagements d’émissions de gaz à effet de serre des data centers liés principalement au système de refroidissement des serveurs. Cet objectif de réduction de consommation énergétique est fixé à -40% d’ici à 2030, -50 % en 2040 et -60 % en 2050.

 

Les data centers sont un nouvel actif représentant différents enjeux en matière d’évaluation et de préjudices immobiliers, n’hésitez pas à nous contacter pour échanger à ce sujet.

Sources :

Les Datacenters : entre impératifs économiques et responsabilités sociétales

Immobilier numérique : les promesses des data centers

 

Immobilier logistique : faut-il placer tous ses colis dans le même entrepôt ?

En dépit de la crise sanitaire actuelle (-30% d’investissements en 2020 vs 2019), l’immobilier logistique intéresse toujours plus les investisseurs. 

Quels sont les actifs logistiques les plus à même de satisfaire les besoins des utilisateurs ? 

De manière générale, l’actif logistique se positionne désormais comme un outil incontournable de diversification du portefeuille immobilier, montrant une résilience certaine en temps de crise sanitaire. Les taux de rendement « prime » ont baissé à 3,50% au premier trimestre 2021. A titre d’exemple, la foncière « Argan », cotée sur Euronext et spécialisée dans la location-développement d’entrepôts premium, a connu une hausse de 12,4% de son cours au 26 janvier 2021. 

Tous les entrepôts ne sont pas pour autant bons à prendre. Plusieurs critères les distinguent. 

Un entrepôt doit être bien placé. La clef de voûte de la dorsale logistique s’est ainsi élargie depuis plusieurs années. Auparavant circonscrite à l’axe Lille / Le Havre / Paris / Lyon / Marseille, celle-ci comprend désormais également un arc Ouest (Rennes / Nantes / Bordeaux / Toulouse). La dorsale logistique étend donc sa croissance autour de nouveaux pôles économiques dont le potentiel n’est pas à sous-estimer au regard d’une multipolarité économique encouragée par les confinements successifs. La pénurie foncière devrait faire renforcer l’attrait des locaux situés dans cette zone. 

L’entrepôt de demain, bien placé, doit aussi être bien dimensionné. Les entrepôts dits « de grande logistique » (+ 20 000 m2) représentent la majorité des volumes investis et sont considérés comme des rendements « core » du fait de la solvabilité de leurs utilisateurs. Les bâtiments de taille plus réduite doivent aussi intégrer la stratégie d’investissement : ils répondent à une diversité d’usages importante et sont davantage « value added ». 

Hors entrepôts frigorifiques et de messagerie, notons également l’attractivité des locaux de classe A (env. 80% des transactions au niveau national). Ces derniers sont plus prompts à accueillir toutes activités logistiques de par un coefficient de charge (min. 5t/m2) et une hauteur de stockage exploitable plus importants que pour les autres classes d’entrepôts (min. 9,3m). Leur prépondérance sur le marché tend cependant à indiquer que ces exigences relèvent d’un standard minimum voire déjà dépassé, en particulier pour les entrepôts-cathédrales. 

Émettons toutefois une dernière réserve sur la polyvalence des entrepôts automatisés, dont les systèmes de manutention sont parfois intégrés à l’immeuble (transtockeurs). La lourdeur de l’investissement, la facilité de recours à une main-d’œuvre humaine ou encore la nature des produits traités sont autant de facteurs pouvant infirmer la décision d’automatiser. 

L’investissement en logistique doit donc être considéré avec une attention particulière. Si les actifs les plus vétustes seront logiquement de plus en plus délaissés face aux locaux neufs, ce ne sera pas le cas de locaux a priori obsolètes mais qui satisferont toujours les besoins d’entreprise ne pouvant / ne souhaitant pas avoir recours à l’automatisation.  

 

Résumé de la politique de confidentialité

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous fournir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre les sections du site que vous trouvez les plus intéressantes et utiles.